Thèse 1
Les preuves
Un environnement plus favorable en Europe
Selon Eurostat, 20,0 % des entreprises de l’Union européenne comptant au moins dix personnes employées utilisent une technologie d’IA en 2025, contre 13,5 % en 2024. Le champ couvre des secteurs définis, et l’indicateur inclut bien d’autres usages que la génération de code S1. C’est un fait mesuré qui rend l’accès professionnel à l’IA plus plausible ; il ne compte pas les salariés devenus créateurs d’outils.
En France, l’enquête TIC de l’Insee situe cet usage à 10 % des entreprises d’au moins dix salariés en 2024, contre 6 % en 2023. Le champ exclut notamment l’agriculture, la finance et l’assurance S2. Les dates et les populations interdisent de lire la différence avec Eurostat comme un retard français mesuré en 2025.
Le baromètre France Num 2025, auprès de 11 021 TPE et PME, indique que 26 % déclarent utiliser des solutions d’IA. L’automatisation de tâches reste déclarée par 5 % S3. Le rapprochement suggère une diffusion plus large que la seule programmation, mais ces réponses ne permettent pas d’identifier des applications écrites par des non-informaticiens.
Un gain expérimental dans certaines entreprises
Un document de recherche de juin 2025 rassemble des essais randomisés chez Microsoft, Accenture et une entreprise du Fortune 100 non nommée. Sur 4 867 développeurs, les auteurs estiment un gain de 26,08 % de tâches terminées chez les utilisateurs de l’assistant, avec une erreur standard de 10,3 %. Les résultats séparés sont bruités ; les moins expérimentés adoptent davantage l’outil et obtiennent des gains plus élevés S5.
Cette preuve porte sur des professionnels dans de grandes organisations, dont des entreprises américaines. Elle ne démontre pas le même effet chez une diplômée française en droit. Elle établit néanmoins que l’assistance peut augmenter la production dans un cadre réel, au-delà d’une démonstration commerciale.
Des traces d’usage et une possibilité de transfert
Anthropic analyse 500 000 interactions liées au codage dans ses produits, collectées en avril 2025. Les interfaces et les applications destinées aux utilisateurs y occupent une place importante S6. Cela rapproche la programmation assistée de besoins visibles : formulaire, tableau ou petit site. L’échantillon d’un fournisseur ne permet toutefois pas de connaître la profession réelle des utilisateurs ni la qualité finale des logiciels.
Dans une enquête internationale portant sur les usages de fin 2024, l’OCDE relève de l’IA générative dans environ 31 % des PME interrogées (le chiffre détaillé de 30,7 % n’a pas pu être relu à la contre-vérification : non vérifié). La France ne figure pas parmi les pays enquêtés S4. C’est un indice de diffusion au-delà du secteur informatique, pas une mesure du mini-développement.
Notre inférence est limitée : accès plus fréquent, production facilitée dans certains contextes et outils visibles rendent le scénario plausible. Il manque encore un suivi de non-développeurs français qui construirait, ferait utiliser puis maintiendrait ces outils.